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Les faits

L’épuisement professionnel se caractérise par la manifestation d’une fragilisation à la fois physique, psychologique et sociale liée à la façon dont est vécue une situation de travail. Chez le travailleur, il se traduit, en général, par une grande fatigue, un sentiment d’impuissance, d’anxiété et de désespoir, des troubles du sommeil ainsi que par une attitude négative envers lui-même, son travail et son entourage. S’il n’est pas diagnostiqué rapidement et traité adéquatement, il peut engendrer des conséquences désastreuses tant sur le plan personnel que professionnel.

La charge de travail relative à beaucoup d’emplois modernes a changé de nature et n’est plus désormais d’ordre physique mais plutôt d’ordre intellectuel. Ainsi, l’accroissement du nombre de cas d’épuisement professionnel a de quoi faire réfléchir et inquiéter. L’Organisation mondiale de la santé prévoit que d’ici 2020, les problèmes de santé mentale seront la principale source d’invalidité dans les pays industrialisés. À l’heure actuelle, le système de santé public canadien ne compte pas assez de spécialistes pour satisfaire aux besoins de services de santé mentale des travailleurs. 

Le sentiment de solitude et d’échec de la personne affectée combiné avec le manque d’infrastructure, la fragmentation et l’incohérence dans la gamme et la qualité des services offerts pour supporter cette condition font en sorte que ces personnes se retrouvent souvent seules et sans issue. 

Palliant cette lacune, inspira crea offre le soutien, les outils, l’environnement ainsi qu’une gamme de services spécifiquement conçus pour répondre aux besoins des individus souffrant d’épuisement professionnel.  

 

 

Pour les entreprises, les coûts directs et indirects occasionnés par l’épuisement professionnel sont considérables. L’absentéisme, le présentéisme, la baisse de productivité, l’accumulation des heures supplémentaires, la rotation du personnel, le salaire et le coût de formation des remplaçants, la hausse des primes d’assurances et de CSST, la détérioration du milieu de travail, etc. entraînent des pertes financières réelles qui s’ajoutent au fardeau fiscal relatif aux soins de santé publics. (1)

 
LE CONSEIL DU PATRONAT DU QUÉBEC ESTIMAIT, EN 1998, QUE L’ENSEMBLE DES COÛTS DIRECTS ET INDIRECTS DE L’ABSENTÉISME ET DE L’INVALIDITÉ APPROCHAIT 20 % DE LA MASSE SALARIALE.(2)

AU CANADA, LES DEMANDES D’INVALIDITÉ SOUMISES AUX ASSUREURS AVEC UN DIAGNOSTIC D’ANXIÉTÉ NE REPRÉSENTAIENT QUE 11 % DES DEMANDES EN 1985. EN 1998, ELLES ÉQUIVALAIENT À 29 % DE TOUTES LES DEMANDES ET EN 2000, ELLES ÉTAIENT DE 35 %.(3)

LES COÛTS ANNUELS, DIRECTS ET INDIRECTS, RELIÉS À LA SANTÉ MENTALE POUR LES SOCIÉTÉS CANADIENNES SONT DE 33 MILLIARDS DE DOLLARS.(4)

UN SEUL CAS DE DÉPRESSION ÉQUIVAUT À LA PERTE DE 40 JOURS DE TRAVAIL. (5)

3,9 % DES TRAVAILLEURS QUÉBÉCOIS ONT FAIT UNE DÉPRESSION DANS LES 12 DERNIERS MOIS. (6)

 

 

  1. Stephen, T. et N. Joubert (2001). « Le fardeau économique des problèmes de santé mentale au Canada », Santé Canada, vol. 22, no. 1.
  2. Conseil du patronat du Québec (1998). « L’absentéisme en milieu de travail : partie 1 : état de la situation », dans Bulletin des relations de travail, vol. 29, no. 310, p. 8.
  3. Sun Life du Canada (1999). Calculer et gérer les coûts réels de la santé mentale. Prévention des problèmes de santé mentale et de stress au travail. Extrait de : Ordre des
    psychologues du Québec. (2002) La vie au travail : un monde en transformation. Symposium Santé mentale au travail. Montréal, p. 12.
  4. Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes. (2000)
  5. Global Business and Economic Roundtable on Addiction and Mental Health (2006). « 2006 Business and economic plan for mental health and productivity », p. 45
  6. Global Business and Economic Roundtable on Addiction and Mental Health (2004). « Roundtable roadmap to mental disability management in 2004-2005 », p.5.
  7. Statistiques Canada, 2004
  8. Organisation mondiale de la Santé (2001). Rapport sur la santé dans le monde, p.30.
  9. Ranno, J.P. (2000). Santé mentale et stress au travail. Vice-présidence, Opérations vie et groupe invalidité, Sun Life, Montréal. Extrait de : Ordre des psychologues du Québec. (2002) La vie au travail : un monde en transformation. Symposium Santé mentale au travail. Montréal, p. 12.


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